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Moly
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Psar Thom Thmey
Que dire de Psar Thmey ?
La contradiction entre l'usage et la traduction amène parfois à des problèmes de communications.
Psar Thmey est le nom traduit du khmer.
L'appelation courante est le "marché Central".
Sa position confirme l'usage pour la période qui a suivi sa construction. Mais si l'on sait que "thmey" signifie "nouveau" l'usage s'est corrompu. | |

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Conçu et construit en 1937, dans le style art déco par l'architecte français Jean Desbois, le "grand marché" appelation donnée aussi par les khmers (Psar thom) présente une structure en béton absolument inédite dans ce pays.
Les constructions alentour n'avaient pas plus de deux étages à l'époque. |
Ce qui est aujourd'hui bitumé et occupé par des marchands était auparavant un parterre "à la française" avec ses pelouses découpées et ses arbustes taillés en bosquet réparti entre les quatre ailes.
Tout cela a évolué au fil du temps.
Les quatres bras partant du bâtiment central en forme de dôme qui semblaient indiquer des axes ont vu leur rôle s'inverser.
En effet, aujourd'hui, les grands axes sont le Kampuchea Krom et son prolongement la rue 130 qui mène au quai Sisowath. |
Psar Thmey dans les années 60 |
Aujourd'hui le Psar thmey est un endroit que l'on contourne à cause du trafic à sens unique.
D'un côté la circulation est intense et de l'autre, le stationnement est impossible dans la matinée, sauf pour les "taxis" qui partent bourrés, vers des destinations provinciales.
C'est sans aucun doute un important point de ralliement et de rencontre pour effectuer toute sorte d'opération.
Sur les côtés, les boutiques, échopes, stands étroits, avec de la marchandise qui déborde de partout, avec des prix à la tête du client (surtout pour les barang) permettent de réaliser tous les achats possibles, pour la maison, pour l'habillement, la nourriture, la décoration intérieure, le bricolage, la papeterie et les livres, (à des prix défiants toutes concurrence, étant des copies...) etc...

Psar Thmey en 1946 | 
La partie centrale sous le dôme est réservée aux commerces de la bijouterie et de la joaillerie.
Chaque aile a ses commerces dédiés (vêtements, chaussures, bibelots et electronique, boucheries, poissons).
Passez le soir, vers 17 ou 18h. L'endroit se transforme. |
Les échopes ferment une à une et leurs étals ayant disparus, des petits restaurants à ciel ouvert investissent l'endroit et commencent à dégager leurs fumées de viandes et de poissons qui cuisent au charbon de bois.
C'est bon marché et tout à fait correct en qualité. Ambiance khmère garantie.
La rénovation prévue en 2006, qui devrait redonner son lustre d'antan à ce monument, témoin d'un temps qui a laissé ses marques, se fait attendre. Seule innovation en 2007, des contre-allées pour rendre la circulation plus disciplinée et surtout contourner le marché.
Cela est fait en collaboration avec les services de la mairie de Paris... On voit tout de suite le résultat sur place : un grand bazar pour tout ce qui circule et un contournement qui ramène parfois au point de départ. Fallait y penser.
A signaler, l'endroit est dans le noir total dès la tombée du jour, sauf la clarté blafarde de quelques éclairages de commerçants. Mais point d'éclairage public.
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